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[#UnProjetPresqueParfait] On a écouté #EAM2 de Mike Lucazz avant toi et…

Avant toute chronique, avant toute critique, (à moins que l’on suppose que cette intro fait partie de la chronique), laisse-moi te parler de comment j’en suis arrivé à parler d’un projet disponible dans quelques heures seulement, à croire que ça allait me rapporter de l’argent.
Et bien figure toi, jeune auditeur, que #TupakTV fait parti des rares à avoir obtenu #EAM2 en avance. Il était donc logique de faire une chronique sur le projet, et étant donné que tu es là à me lire, tu étais intéressé par le sujet. Je suppose aussi que tu n’es pas le seul à être venu lire l’article, donc nous pouvons vite conclure qu’il y a eu des clics sur la page, ce qui permet à #TupakTV de générer des revenus etc etc… au final ça finit par me rapporter de l’argent, même si les haterz te diront le contraire. Mais mes finances et mon solde négatif sont d’autres histoires que je me ferai un plaisir de te raconter devant un bon Giga Tacos (p’tite pub pour des sous).
Cette nuit vers… 2 heures, j’ai reçu un message sur le groupe Whatsapp de #TupakTV. Oui, le groupe sert de « réunion » pour prévoir les prochains projets… eh vas-y j’en viens aux faits. Donc vers 2 heures cette nuit, Djib’ de #TupakTV a décidé de briser mon heure déjeuner en me demandant un service : faire une chronique. A vrai dire j’étais dans les vappes donc jusqu’à 5 minutes je ne savais pas quel projet j’allais chroniquer.
Au final, je l’ai! Le projet que j’attendais depuis plusieurs semaines (et là c’est vrai), #EAM2 de Mike Lucazz. Etant né à Vitry, j’avais hâte d’écouter la tape de la relève du rap local (et Français).
Bon je reprends dans pas longtemps donc j’en viens au coeur du sujet : le projet. Après avoir téléchargé les 250 mb en 30 secondes grâce à la connexion musclée de mon école, (oui je suis à l’école si tu me cherches), j’ouvre le dossier.
Je vois avec plaisir un sous-dossier nommé « bonus » dont je parlerai plus tard.

Commençons donc par… l’intro (logique). En fait non, commençons par la COVER du projet, vu que je décide. Si tu es pas content… Bah… Mdr.
Réalisée par Shem’s (big up fréro), l’ambiance noire et macabre du projet est mise en avant. Dès le premier coup d’oeil, on sait que le projet a été parfaitement travaillé. En effet, la cover est pleine de mystère, de secrets, que nous découvrons à chaque fois que nous y prêtons attention (la face « dessinée » de Mike Lucazz », en rouge et noir pour renforcer le côté « Battle Royal » de #EAM2).
Enfin voilà pour la cover! Je ne suis pas spécialiste des Cover, donc saoule pas et fais toi tes propres idées, passons à l’intro.

1) Intro
Je l’écoute pendant que j’écris donc je vais tâcher d’être le plus précis possible. La prod. de l’intro nous plonge directement dans le sujet : un délire sombre, introduit par le « straight up » (je crois que c’est ça) faisant penser à la gimmick de Future, puis entamé par le flow incisif de Mike Lucazz. On le sent à l’aise sur ce genre de beat, une intro parfaite donc pour annoncer la couleur du projet : il ne laissera pas les autres s’en sortir vivant. Un flow qui glisse, qui se détache des flows actuels et de ce qu’impose ces instrus « trap ». Mêlant vraie voix et Auto-tune, le rappeur arrive donc à nous emmener directement où il le souhaite, c’est-à-dire dans son univers.

2) #NSMLRGANG

J’ai eu du mal à bien écrire « #NSMLRGANG » sans faire de fautes ou échanger des lettres. Mais j’y suis arrivé et je me retrouve avec autant de lettres qu’un nom malgache.
Rappelle toi mec, quelques lignes plus haut (c’est à dire il y a 30 secondes si tu lis bien et 10 minutes si tu sors de SEGPA) j’indiquais que l’intro nous emmenait dans un univers sombre. Et bien le son #NSMLRGANG n’est qu’une continuité de l’intro. Le beat est mystérieux, noir, et travaillé à la perfection.
Pour soutenir l’ensemble, Mike Lucazz continue de démonter la prod., parfois A-Capella pour nous montrer toute la technicité de son flow. Le refrain est tout aussi énervé, et rappelle les thèmes qui inspirent le rappeur. D’ailleurs les fans du rappeur auront ses sujets de coeur sans cesse mis en avant comme le PSG… je suis pour l’OM donc rien que pour ça je mets 0/20 au projet. LoL.
#NSMLRGANG est donc dans la continuité de l’intro, et renforce le côté sombre du projet, renforce l’impression que j’ai eu dès le départ avec la Cover : Mike Lucazz ne veut laisser aucun répit à ses concurrents, et confirmer sa place de vraie relève.

3) Nos Vies

A chaque projet son packs de sons « réfléchis ». En lisant le titre du son, on peut rapidement se dire qu’il s’agira d’un son banal parlant de cité, de drogue, de jeune en mal de réussite… Bref les trucs bateaux qui font que je zappe vite un album si ce n’est pas fait avec génie.
Aux premières notes, j’ai l’impression que mes doutes sont confirmés : un beat mélancolique, suivi de la voix de Mike Lucazz chantonnant un air triste. Puis le rappeur commence à kicker, et je m’en rends compte que je me trompe. Il sait de quoi il parle. La différence est là! Les lyrics puent le vécu, et c’est ce qu’on aime. L’atmosphère sombre est toujours conservée, et se transforme en mélancolie maladive qui rend le morceau intéressant. On veut suivre l’histoire et ce que Mike dit. Le flow se détache toujours de ce que l’instru impose de base, se baladant sur chaque note et chaque rythme. Le quartier est représenté, et les thèmes « réfléchis » sont très bien abordés. Intéressant donc à écouter pour se rendre compte de ce parallélisme qui sépare la banlieue du gouvernement et de la société de consommation.

4) Wet

La prod? Rien à voir avec le thème abordé. On pourrait s’attendre à un égotrip complet du début à la fin, mais le rap « conscient » est toujours d’actualité! Cependant, il ne s’agira pas d’un Kery James ou AKH. Oh non, Mike continue de nous parler de lui, mais on se sent représenté par son histoire. Le refrain est entraînant, fait bouger la tête, et donne envie de se révolter face aux inégalités. Le flow est toujours travaillé, les lyrics sont choisis, les rîmes sont variées… bref tout ce qu’on aime.

5) Grammes

Tu reconnais? Dear Anne (Stan Part. 2) de Lil Wayne… et ouais! Un p’tit sample du célèbre son de Weezy est repris dans le début de « Grammes », associé au « Yeah Hoe » de Juicy J… du lourd niveau prod, puisque l’intensité monte et redescend intelligemment pour nous tenir en haleine. Mike Lucazz y dévoile son côté technique de nouveau en variant les flow. Mais le fil conducteur reste le même : l’obscur. La drogue, le sang, les armes, la dureté du Business, tous ces thèmes sont associés par punchline les uns après les autres, pour nous faire voyager dans Paris en sang, dans l’univers du Bizz. Bref, le quartier est toujours aussi bien représenté. On reconnaît là le rap Made in 94, et surtout Made in Vitry… Mike Lucazz confirme sa place de relève du 94.

6)Interludes (LT5)

Le rap rigolo, ça ne sera pas pour maintenant mon cher! Et non, on continue avec la voix du quartier. Le quotidien du tieks est dévoilé, sur une prod. toujours aussi bien travaillée. Je n’ai pas encore écouté la suite du projet, donc puisqu’il s’agit de l’interlude… aurons-nous droit à une limite entre rap du quartier, rap sombre et un autre côté plus festif? A voir, passons au prochain son…

7) Dream

FIN D’DREAAM. J’étais obligé, pardon. Je pensais que l’interlude faisait séparation entre deux univers… et j’avais assez raison. Il ne s’agit pas d’un rap plus festif pour ce track, mais plutôt de la continuité des thèmes abordés par Mike Lucazz. Imaginons un fil conducteur : de la vie de quartier, nous passons désormais à la vision plus personnel de Mike Lucazz sur le monde. La prod. reste sombre, mais on a l’impression d’entrevoir la lumière qui correspond à la fin du Dream. On pense voir le bout du tunnel, mais à chaque biz, la fin est tragique (voir refrain).

8) Bizness

Le voilà ! L’interlude encadrait « Grammes » et « Dream », rapport au Biz illégal. Désormais, Mike Lucazz nous parle de son propre Bizness… le rap! L’égotrip est au max, et là le rappeur va tenter de faire la différence entre lui et ses concurrents. Punchlines sur Punchlines, changements de flow, d’ambiance (toujours grâce à une prod. bien travaillée), et un refrain efficace… voilà comment Mike s’en sort pour dominer son sujet!

9) Bandit

Est-ce que Mike Lucazz est joyeux parfois? Je ne sais pas… parce qu’avec Bandit, on reste dans le côté obscur de la Force! L’hymne au bandit c’est là! Auto-tune / vocoder utilisés sur les couplets, le quartier est toujours aussi mis en avant! On le sent le 94, on ressent Vitry! Et Mike en joue, et se balade sur le son sans complexe.

10) Dans le Mal

Quartier et quartier quand tu nous tiens! Je suis fier d’annoncer dès maintenant que Mike Lucazz représente la street sans mal. Les plus grands maux du tiex sont représentés une fois de plus : la difficulté de rester dans le droit chemin lorsque l’on vit dans la pauvreté. Si Google Traduction avait une voix pour le langage « Street », Mike en serait le fer de lance. Pas mal celle là non?

11) K-Sociaux

K-SOS MUZIKKKK. J’ai pensé à la référence directement, de part la localisation (Vitry) ou les relations entre Rohff et Mike Lucazz. C’est peut être tiré par les cheveux mais c’est ma chronique donc je fais ce que je veux.
Les K-sos sont une nouvelle fois représentés, et toujours de la belle manière : l’ambiance est mystérieuse, obscure, et la prod. est énervée. Le flow de Mike Lucazz est ici plus traditionnel… mon seul regret sur ce morceau, puisque je sais qu’il est à l’aise sur tout type de prod.
Cependant, le refrain est efficace surtout avec le « brrrrrr »… enfin le bruit de flingues quoi fais pas iech’.

12) Etoile

Non! Etoile ce n’est pas joyeux pour Mike Lucazz! Toujours pas gars! Ce que l’on peut s’imaginer comme lumineux et lointain est au contraire sombre et très proche ici… Très proche? Bah ouais, on voit notre environnement, notre entourage, notre propre vie dans ce son. Le thème de la confiance est abordé, tout comme les disparus. Mike Lucazz réussit à mettre en parallèle sa vision sur le passé et celle sur le futur.

13) En Bas

En Bas… j’ai pas de blague dessus, mais ce qui est sûr c’est que la prod. est encore moins drôle. Tout simplement… comment dire. Lourde. Obèse. En surpoids. Mike Lucazz se libère, se laisse aller sur la rapidité des croches et suit la cadence pour nous sortir un flow ciselé et précis, pour nous raconter encore et toujours la vie de quartier. On vient d’En Bas… pour monter en puissance comme fait le rappeur.

14) Allumé

AAAAAAAAAAAAAH! ALERTE! Egotrip de retour, fin de la vie de quartier! Je regrette un petit manque de jugement pour la tracklist… j’aurais placé ce son après Bizness, dernier morceau egotrip en date. Mais sinon, on voit encore que Mike n’est pas là pour blaguer puisqu’il… doit les allumer. La prod. m’ambiance moins, mais le travail est toujours aussi fait, et la maîtrise des chants en back est toujours aussi dingue.

15) Chapito

Début de piano… je me dis qu’on retourne dans du triste. Et… oui. Je me dis que la playlist n’a pas été vraiment réfléchie.
Cependant, le son en lui-même doit être l’un des plus intéressant lyricalement parlant. En effet, la Cité est associée à un Chapiteau, où on a du mal à se sauver, à s’en sortir. Les thèmes qui font mal comme le FN ou la misère sont réellement abordés, sans complexe. On aime ça et Mike Lucazz sait y faire pour nous les montrer.

16) Belle Vie

L’ambiance s’envole! La prod. est dingue, légère, flottante.. et on regrette presque que Mike Lucazz n’ait pas pris un flow différent, puisqu’encore une fois on sait qu’il y arriverait facilement. Mais en tout cas, l’espoir d’un monde meilleur est abordé dans le morceau. L’ambiance contraste avec le reste du projet, et on a l’impression que le projet mène finalement vers un univers plus « joyeux ». Happy end à suivre?

17) Montana

Young Chop On Da Beat… et ouais vous avez bien entendu… ET CA ON AIME! On aime ce qui va suivre! De l’egotrip « trap » à fond, un refrain répétitif comme on aime, un son qui se mettra à fond dans la caisse. On aime, Mike Lucazz sait y faire, sait se différencier des autres en abordant différents flows, différentes punchlines… avec le « straight up » (je crois encore et toujours) qui nous conforte dans l’ambiance lourde et pesante que l’on aime.

18) Lucazzy

Le son était déjà connu. 7 Minutes et quelques de gros sons, pour clôturer ce projet de la plus belle des manières : comme il a commencé. Mélange d’égotrip et de regard sur la cité, Mike Lucazz nous conforte dans un univers sombre et intelligemment mené du début à la fin par le rappeur de Vitry. Les sujets épineux sont toujours aussi bien abordés… On adore, et encore une fois on ne peut s’empêcher de penser que Mike Lucazz est la relève de Vitry puisqu’il fait ce que Rohff fait à merveille : des sons aussi longs et sombres.

tracklisteam2

Il est temps de conclure! Mais…. attends. Je n’ai pas parler du bonus! Ca mon ami, ça sera à toi de le découvrir et de te faire tes propres idées et ton propre avis. Il est constitué de plusieurs morceaux… voici le seul indice que je te laisserai! Fais pas chier c’est déjà bien.
Pour la conclusion du projet donc? La note viendra mais récapitulons. Mike Lucazz se présente comme la relève légitime du rap de Vitry et du Val-de-Marne. Pour Vitry? Aucun doute, car il réussit, dans la lignée de Rohff et en gardant son personnage, son flow et sa vision, à conserver un univers sombre et street, qui nous rappelle la bonne époque du rap de tess’. Il réussit cependant à se démarquer en imposant son style, et en abordant des ambiances plus « festives », avec des sons à mettre à fond dans la caisse.
Le seul regret que je peux avancer est le léger manque de cohérence dans la Playlist, et le recours, dans certains sons égotrip, à la facilité dans le flow, alors qu’on sait qu’il peut faire tellement mieux.
La technicité du flow, la recherche des rimes, des prod et surtout le côté sombre qui apporte une certaine cohérence au projet feront de #EAM2 un incontournable de ce début d’année… 17/20 c’est ma note finale tah Un Projet Presque Parfait.

En attendant sois au rendez-vous pour le dessert, ça se passe à 20 heures sur mikelucazz.fr!

À propos de akm914

Assoiffé de culture, mais jamais repu.

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